Partie 3 : Le développement de la Spécialité

1. L’ÉMERGENCE DES SOUS-SPÉCIALITÉS

L’orthopédie s’est différenciée de la chirurgie générale pendant le premier quart du XXe siècle. A partir des années ‘70, certaines sous-spécialités se sont identifiées d’abord la chirurgie de la main, ensuite la chirurgie du pied. Depuis longtemps, dans les pays de langue allemande, les traumatologues et les orthopédistes formaient deux groupes professionnels séparés. En France, il y a des hôpitaux d’adulte et des hôpitaux d’enfant. Il en résulte que les orthopédistes d’enfant sont proches de la chirurgie pédiatrique. La SOBCOT avait la volonté de maintenir une cohésion de la spécialité malgré ces mouvements centrifuges.

Au cours des années ‘80, l’évolution des sous-spécialités s’est faite vers une spécialisation par organe. Deux domaines étaient partagés entre deux spécialités chirurgicales : la main entre les chirurgiens plasticiens et les orthopédistes et surtout le rachis entre les orthopédistes et les neurochirurgiens. La chirurgie de la main fait fréquemment appel à des techniques de reconstruction (greffe et lambeau) et à la microchirurgie développée principalement par les plasticiens. En ce qui concerne le rachis, la tension entre les chirurgiens osseux qui revendiquent les techniques de stabilisation du rachis et les neurochirurgiens qui sont les spécialistes du tissu nerveux est restée intense.

L’objectif initial des sociétés spécialisées a bien entendu, été de mettre en phase plasticiens et orthopédistes pour la main, neurochirurgiens et orthopédistes pour le rachis. A côté de cela, les techniques se sont complexifiées de telle sorte que l’exigence de qualité des résultats a imposé une expérience et un seuil de pratique inaccessible à l’orthopédiste général. C’est ainsi que sont nés les spécialistes « d’organe » que sont les chirurgiens de l’épaule et du coude et les chirurgiens de la hanche et du genou. Cette division par organe ne répond pas à toutes les questions, il persiste le problème de la traumatologie et celui de l’oncologie. Dès le début des années 1990, des associations de gestion hospitalière1 ont acté l’apparition des sous-spécialités. En Belgique, il y en a au moins 7 qui se sont structurées :

● Chirurgie de l’épaule et du membre supérieur

● Chirurgie de la hanche et du genou

● Chirurgie du rachis

● Chirurgie de la main

● Chirurgie orthopédique infantile

● Traumatologie

● Oncologie de l’appareil locomoteur

Les équipes orthopédiques, pour répondre à toutes les situations, devaient dorénavant être composées de sept chirurgiens avec chaque fois une doublure pour les gardes et vacances. C’était la quadrature du cercle pour les gestionnaires ! Il a donc été nécessaire (1) de préserver une certaine polyvalence et (2) de créer des centres spécialisés vers lesquels seraient référés les cas complexes. Ce renvoi vers les centres spécialisés s’est rapidement imposé en orthopédie infantile et en oncologie de l’appareil locomoteur. La création de centres de traumatologie s’est heurtée à la tradition de la traumatologie de proximité. La réflexion2 qui devait aboutir à la création de centres de traumatologie n’est pas encore aboutie en Belgique. Cet éclatement de la spécialité a également créé des problèmes nouveaux dans l’organisation de la formation des jeunes candidats spécialistes.

Dans ce contexte, la première démarche de la SOBCOT a été de reconnaître la diversité des pratiques tout en évitant la balkanisation de la spécialité. Garder les groupes spécialisés au sein de la Société a été considéré comme un objectif prioritaire. L’idée de Pol BLAIMONT qui était Président en 1982-1983 a été de créer au sein de la société des « commissions spécialisées » qui organiseraient des réunions informelles principalement des discussions de cas par groupes d’intérêt. La création des sociétés spécialisées était inévitable. Il fallait maintenir le contact : la solution a été d’inviter ces sociétés spécialisées à participer au congrès annuel de la SOBCOT d’abord et d’Orthopaedica Belgica ensuite.

En Belgique, le processus n’est pas terminé mais nous nous limiterons aux sociétés bien établies :

● Le « Belgian Hand Group » en 1972

● L’ABA (Arthroscopie belge-Belgische Arthroscopie) en 1985

● La « Société Belge de Médecine et de chirurgie du pied/Belgische Vereniging voor genees-en heelkunde van de voet » en 1986 qui en 2005, deviendra le « Belgian Foot and Ankle Society » (BFAS).

● La « Belgian Association of Pediatric Orthopaedics » (BAPO) en 1990

● La « Belgian Orthopaedic Trauma Association » (BOTA) en 1990

● Le groupe rachis a participé à la constitution de la plateforme des sociétés de médecins s’occupant du rachis, la SSB ou « Spine Society of Belgium » qui regroupe la Belgian spine society, la Belgian neurosurgical spine society et la Royal Belgian society of physical medicine and rehabilitation.

2. LES SOCIÉTÉS FILLES

1972 - Le Belgian Hand Group

Le Belgian Hand Group (BHG) fut fondé le 30 mai 19723,4. C’est Albert DE CONINCK, plasticien, et André VINCENT, orthopédiste, qui ont été les moteurs initiaux de la démarche. Il se fait que la chirurgie de la main et du poignet fait appel à la fois à des techniques familières aux orthopédistes comme l’ostéosynthèse des fractures et aux techniques de microchirurgie nerveuse et vasculaire ainsi qu’à l’usage de lambeaux plus familiers aux plasticiens. L’idée était donc de constituer un groupe paritaire regroupant les deux spécialités.

Albert DE CONINCK, professeur de chirurgie plastique à l’UCL et praticien privé à la Clinique des Deux Alice à Uccle a réuni le Professeur Guido MATTON, titulaire de la chaire de chirurgie plastique à l’Université de Gand, le Docteur Jean-Jacques ROMBOUTS, alors responsable de la chirurgie de la main dans le service d’orthopédie du Professeur André VINCENT encore situé à Leuven et trois chirurgiens qui avaient déjà dédié l’essentiel de leur pratique à la main : Edouard VANDER ELST, Georges CALBERG et Pierre VAN WETTER dont les carrières sont largement évoquées dans cet ouvrage.

Jean-Jacques ROMBOUTS qui était le plus jeune a été chargé du secrétariat de la Société pendant 10 ans de 1972 à 1982.

Le premier Président du Belgian Hand Group fut tout naturellement le Professeur Albert DE CONINCK (1915-1994). Georges CALBERG a été choisi comme vice-président, Pierre VAN WETTER comme trésorier tandis que les deux membres aînés Edouard VANDER ELST et Guido MATTON étaient membres du bureau avec le titre officiel de consultants5.

Albert DE CONINCK6,7 est diplômé Docteur en médecine en 1944 à l’Université de Louvain. Il a été interne de clinique chirurgicale (1943-1944), puis assistant à l’Université catholique de Louvain, dans le service du Professeur DEBAISIEUX de 1944 à 1947. Il a également passé une année dans le service de chirurgie à l’hôpital Broussais, avant de devenir adjoint en chirurgie plastique à Bruxelles. Il est le fondateur et le directeur du Centre Labio-Palatin du Parnasse pour les malformations congénitales de la face. En 1974, il a été nommé professeur de chirurgie plastique à l’Université catholique de Louvain. Il fonda le groupe belge pour l’étude de la main (le Belgian Hand Group) ainsi que le groupe européen pour l’avancement de la microchirurgie (GAM). Il est membre de l’Académie nationale de Médecine de France, membre d’honneur de sociétés européennes et américaines de Chirurgie plastique. Rappelons qu’il a été élu à la Présidence de la Société française de Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique en 1985. Il est notamment Grand Officier de l’Ordre de Léopold II, Officier de l’Ordre de Léopold et Chevalier de la Légion d’Honneur. Il est l’auteur de nombreuses publications et d’un ouvrage de chirurgie plastique édité en 1969.

Georges CALBERG (1921-2004) succéda à Albert DE CONINCK comme président de 1976 à 1978. Il pratiquait exclusivement la chirurgie de la main dans un centre de traumatologie du travail : DISCCA. Il fut très longtemps le rédacteur en chef de Acta Orthopaedica Belgica et développa une remarquable culture dans le domaine de la pathologie, de la chirurgie et de la rééducation de la main. Il a beaucoup voyagé et a fréquenté les ténors de la spécialité dont ISELIN à Paris, PULVERTAFT à Derby, Jorg BAHLER à Linz, MOBERG à Götteborg, BUCK GRAMCKO à Hambourg et MILLESI à Vienne.

Le troisième président du BHG, de 1978 à 1980, fut Guido MATTON, chef du département de chirurgie plastique à l’hôpital universitaire de Gand. Il était le seul néerlandophone parmi les membres fondateurs. Considéré comme le père de la chirurgie de la main en Flandre, il était un élève de James William LITTLER, qui avait développé aux Etats-Unis différentes techniques de restauration de la fonction et de la sensibilité des doigts et du poignet. Il a organisé le 10 juin 1978 une réunion conjointe du Belgian Hand Group et de la Société Belge de Chirurgie Plastique. Guido MATTON organisa en décembre 1979 à Gand la réunion du BHG où furent invités William LITTLER et Jacques MICHON de Nancy.

Henri EVRARD, de Charleroi, a pris les rênes du BHG, de 1980 à 1982. Il a organisé un événement majeur la réunion commune du Belgian Hand Group et de la Société Française de Chirurgie de la Main à Lille du 29 au 31 mai 1981.

Les années 1982 à 1984 se passèrent sous la présidence de Madeleine LEJOUR, qui était cheffe du département de chirurgie plastique à l’ULB depuis 1978 et qui le resta jusqu’en 1993.

Mai 1982
M. LEJOUR – J. HUESTON

Ce fut à elle qu’il revint d’organiser la célébration du 10e anniversaire du Belgian Hand Group. Elle y invita de nombreuses personnalités européennes importantes en chirurgie de la main. L’hôte d’honneur était John HUESTON, de Melbourne. Celui-ci s’était forgé une grande réputation internationale, notamment par ses travaux sur la maladie de Dupuytren. C’est au cours de ces rencontres que fut organisé un prix pour la meilleure publication scientifique. Il fut remporté par Nicolas CALTEUX et Jorge BINS ELY assistants à l’UCL, pour leur travail sur « l’Utilisation du microscope à balayage dans l’étude du nerf périphérique normal et de ses modifications morphologiques après microsuture selon différentes techniques ». Le deuxième prix fut attribué à Paul WYLOCK, de la VUB, pour sa publication intitulée « Our experience with the Dupuytren’s disease ». 

Les lauréats du prix de 1982 : Mme et J. BINS ELY, N. CALTEUX, M. LEJOUR, G. MATTON et P. WYLOCK

De 1984 à 1986, Georges LEJEUNE, chef du département de chirurgie à Liège et past-président de la Société Royale Belge de Chirurgie, occupa la présidence. C’est dans son département que fut menée à bien la première réimplantation (‘auto-transplantation’) d’un membre complètement arraché au-dessous du coude. C’était le 4 mars 19718. La première réimplantation du pouce en Belgique a été faite le 20 janvier 1975 à Bruges par MONBALLIU et DEPOORTER9. Une réimplanta-tion du bras réussie a été rapportée par l’équipe de l’UCL chez un enfant en 198110. Ce bras reste fonctionnel en 2019. Quant à la première transplantation de main, elle a été réalisée par Frédéric SCHUIND en 200411. Cette main gardait une bonne fonction en 2020.

Hervé DE FRENNE assura la présidence de 1986 à 1988 Il a organisé en juin 1986 à Waregem un « BHG Day », avec pour thème « La main rhumatoïde ». Raoul TUBIANA de Paris, était l’invité d’honneur. La même année en décembre, Paul WYLOCK, de l’UZ-VUB, organisait la réunion du BHG, axée sur le thème des syndromes de compression.

Au cours de la première année de la présidence de Pierre VAN WETTER (1988-1990), c’est le thème « La tête et la main » qui fut retenu pour la réunion de décembre. L’année suivante, le BHG s’est réuni à Sint-Niklaas, sous la houlette de Albert VANHAESEBROUCK. Cette réunion était consacrée à la problématique de la chirurgie de la main chez l’enfant, qu’il s’agisse de malformation ou de traumatisme. L’invité d’honneur était Dieter BUCK GRAMCKO, de Hambourg bien connu pour sa prise en charge des victimes de la thalidomide.

Lorsque Paul WYLOCK reprit la présidence du BHG, de 1990 à 1992, il n’y eut rien d’étonnant à ce que le meeting de l’année 1990 soit consacré à la maladie de Dupuytren. Il y eut cette année-là trois invités d’honneur : John HUESTON qui venait pour la seconde fois en Belgique, Jacques VAN DER MEULEN, de Rotterdam et Duncan A. McGROUTHER, de Manchester, spécialistes de la maladie de Dupuytren12.

La présidence du Belgian Hand Group fut ensuite confiée de 1992 à 1994 à Alain CARLIER, de Liège. Le congrès tenu sous son autorité fut organisé le 28 novembre 1992 au Château de Colonster et avait pour thème ‘Unsatisfactory results in hand surgery’.

L’année 1993, quant à elle, fut marquée par un événement important pour les chirurgiens belges : l’organisation à Bruxelles du premier congrès de la « Federation of the European Societies for Surgery of the Hand (FESSH) ». Cette réunion internationale de grande envergure s’est tenue du 26 au 29 mai 1993. Les membres du Comité organisateur étaient Georges LEJEUNE, Frédéric SCHUIND, Jean-Pierre MOERMANS, W. BOECKX, Alain CARLIER, Hervé DE FRENNE, S. MOMSTREY, J. OTTHIERS, Jean-Jacques ROMBOUTS et Paul WYLOCK. Dans le même temps, sur le plan culturel, se tenait une exposition intitulée ‘Praise of the Hand’, mise sur pied par Paul WYLOCK et W. ELIAS. La pièce centrale de cette exposition était le pouce de CÉSAR. Il faut aussi rappeler la présence à cette exposition, d’une dizaine de photos consacrées à « La Main » (« The hand ») par le photographe Stan KENIS.

La relève fut assurée de 1994 à 1996 par Louis KINNEN. Dès la première année de son mandat, les 20 et 21 mai, un ‘Basic Teaching Day’ fut organisé à Blankenberge avec la collaboration of Frédéric SCHUIND, Philippe HOANG, D. GOLDSMITH, L. KINNEN, Paul WYLOCK, Jean-Pierre MOERMANS, Luc DE SMET, Benoît ZACHEE, Jean-Jacques ROMBOUTS, R. VAN DAMME, Fernand VAN INNIS, Alain CARLIER, P. HAENTJENS et P. LEDOUX. Ce fut un événement mémorable, auquel les familles ont participé, dans le cadre d’un programme social qui rassemblait en toute convivialité à la côte, les participants et leurs proches.

Le point d’orgue du mandat de Jean-Pierre MOERMANS qui succéda de 1996 à 1998 à Louis KINNEN, fut l’organisation du congrès du 10 janvier 1998. Le thème central était ‘Soft Tissue Repair, Scarring and Adhesion’. Ce fut l’occasion pour Duncan A. McGROUTHER, de Manchester de revenir dans notre pays en tant qu’orateur de prestige.

Avec Luc DE SMET, qui assura la fonction présidentielle de 1998 à 2000, on perçoit son intérêt pour la chirurgie de la main chez l’enfant puisque son congrès y fut consacré. Le thème de cette réunion était « Paediatric Hand Pathology ». Les orateurs majeurs étaient G. FOUCHER, D. EVANS et S. HOVIUS.

Puis vint le tour de Frédéric SCHUIND, qui prit la tête du BHG pour les années 2000 à 2002. Il a organisé les 18 et 19 octobre 2001, une réunion conjointe entre le Belgian Hand Group et la British Society for Surgery of the Hand. Le lieu de l’évènement n’était rien moins que le Royal College of Surgeons à Londres. C’est également sous la présidence de Frédéric SCHUIND que le site internet du BHG fut inauguré (www.belgianhandgroup.be).

Puis, Danny VANDEN BERGHE accéda à la présidence pour deux ans, de 2002 à 2004. Le congrès de son mandat dura deux jours. C’était celui du 30e anniversaire. Il se déroula les 18 et 19 janvier 2002 au Château de Limelette. C’est là que fut prise une photo de la plupart des past-présidents du BHG.

Le Belgian Hand Group est membre de la FESSH et de l’IFSSH.

Meeting of ancien! presidents and founding members of the society at the occasion of the 30th anniversary of the Belgian Hand Group in 2002. Back row (left to right): P. Wylock, G. Lejeune, H. De Frenne, J.P. Moermans, L. Kinnen, L. De Smet, F. Schuind. Front row (left to right): J.J. Rombouts, G. Matton, M. Lejour, P. Van Wetter.

Il est de tradition, au cours des congrès de l’ «International Federation of Societies for Surgery of the Hand (IFSSH)», de célébrer un certain nombre de «Pionniers de la chirurgie de la main» (‘Pioneers of Hand Surgery’). Cette habitude déjà ancienne date du 3e congrès de l’IFSSH, tenu à Tokyo en 1986. Depuis lors, près de deux cents chirurgiens de la main se sont vu attribuer ce titre prestigieux. C’est ainsi que tous les trois ans, les noms de candidats à la nomination au titre de pionnier de la chirurgie de la main sont proposés au Comité Exécutif de l’IFSS et leur candidature est examinée par le Comité de Désignation (Nominating Committee). Les personnes jugées dignes du titre sont alors honorées lors de la cérémonie d’ouverture du congrès. Pour pouvoir être retenue, une candidature doit être celle d’un chirurgien reconnu comme ayant contribué au développement de la chirurgie de la main, tant au niveau national qu’international.

Pierre VAN WETTER est de ceux-là. Né à Liège en 1931, il a étudié la médecine à l’Université catholique de Louvain, qui l’a diplômé en 1955. Il a ensuite entamé une formation en chirurgie orthopédique à Namur, sous la direction de René ROMBOUTS, de 1955 à 1957. Il a poursuivi à l’Université de Nanterre chez Marc ISELIN. Son service militaire se passa à l’hôpital militaire de l’avenue de la Couronne à Bruxelles de 1959 à 1961, année où il obtint sa reconnaissance en chirurgie orthopédique. Il se consacra dès lors au traitement des blessures de la main. En 1967, une nouvelle clinique installée au Parc Léopold à Bruxelles souhaitait ouvrir la première unité en Belgique ayant pour seule orientation la chirurgie de la main. Il y instaura cette pratique comme une véritable discipline autonome.

En 1971, VAN WETTER présenta à la SOBCOT un manuscrit de 40 pages sur le pouce, intitulé ‘Biométrie et physiologie du pouce’. Cet ouvrage contient des mesures réalisées chez 100 hommes et 25 femmes et une simulation originale de la colonne du pouce qui permettait la mesure des mouvements de ce doigt à partir de mesures moyennes. C’est en 1972 qu’il participa à la fondation du « Belgian Hand Group », avec les cinq autres chirurgiens déjà cités.

Il a également contribué de manière importante, en 1975 et 1976, à la mise au point de l’échelle officielle d’évaluation du dommage corporel lors de la révision du Barème Officiel Belge des Invalidités (BOBI). En 1979, il fut rejoint par Louis KINNEN, puis Jean-Pierre MOERMANS et Luc DE SMET pour créer ensemble le Centre de Chirurgie de la Main (CCM). En 1980, la Clinique du Parc Léopold, souvent appelée la clinique de la main de Bruxelles, devint l’un des premiers centres des urgences de la main (SOS Main). Elle devint également membre de la FESUM (Fédération Européenne des Services d’Urgences Mains - European Federation of Hand Emergency Services). Plus récemment, en 2011, elle fut reconnue comme Centre de Traumatologie de la main (Hand Trauma Center) par le « Hand Trauma Committee of the European Federation of Hand Surgery (FESSH) ».

VAN WETTER était un membre actif de la Société Française de Chirurgie de la Main (SFCM anciennement GEM), où il a présenté plusieurs communications. Il se préparait encore à partager son expérience professionnelle au congrès du BHG qui devait se tenir le 23 novembre 2013 lorsqu’il décéda à Bruxelles le 2 novembre de la même année. Il a publié des travaux importants.13

Lors de sa présidence de 2004 à 2006, Fernand VAN INNIS organisa un congrès à Charleroi avec en matinée un symposium avec la participation de la Société Belge d’anesthésie loco-régionale.

L’amitié de longue date qui unissait François SCHERNBERG de Reims et Fernand VAN INNIS Présidents respectivement du GEM et du BHG leur donna l’idée d’organiser un congrès unissant les deux Sociétés. Il se déroula à Paris du 15 au 17 décembre 2005 au Palais des Congrès et réunit plus de 80 chirurgiens belges à qui il fut donné l’occasion de présenter de nombreuses communications scientifiques et de partager la Présidence de toutes les sessions. 

Jean GOUBAU assura la présidence du BHG de 2010 à 2012 et installa l’anglais comme langue de référence. Le congrès annuel se déroula à Liège, débattant naturellement de la rhizarthrose, permettant de constater un changement d’équilibre vers les indications prothétiques. Un évènement particulièrement important illustra son mandat : le 17ème congrès de la FESSH à Antwerpen du 21 au 23 juin 2012 autour de la pathologie du cadre antébrachial, sous la direction conjointe de Jörg BHAM et de Yo BAETEN dont il faut retenir qu’elle termina à ce moment-là le mandat de secrétaire le plus long dans l’histoire du BHG.

Jörg BAHM fut président de 2013 à 2014. Il organisé un cours de chirurgie sur pièces anatomiques à Gent en février 2013 en association avec l’association des assistants d’orthopédie et traumatologie. Il clôtura son mandat à Eupen, dans sa région, par un congrès commun avec la société hollandaise.

Les années 2014 à 2016 se passèrent sous la présidence de Nadine HOLLEVOET qui organisa de nombreux événements scientifiques en partenariat. Retenons ceux avec la SORBCOT à Louvain-la-Neuve avec la participation de Guillaume HERZBERG qui présenta son expérience en matière de prothèse totale de poignet, puis avec BASTRA à Bruges. Ce fut durant cette présidence que la revue de chirurgie de la main française, qui venait de changer de nom, accrut son partenariat avec la société belge.

Lors de sa présidence, de 2016 à 2018, Luc VAN OVERSTRAETEN focalisa son énergie sur la formation des jeunes. En septembre 2017, la société modifia ses statuts, devenant en plus d’une organisation scientifique, la représentante officielle de tous les chirurgiens de la main. Ceci conduisit à la création d’un cours national interuniversitaire de chirurgie de la main à partir de septembre 2018. Il clôtura son mandat à Tournai par un congrès sur le « carpe ligamentaire avant l’arthrose » avec la participation de références internationales : GARCIA ELIAS, P-C. HO, ATZEI, DAUTEL, MANTOVANI, BAUER, …

De 2018 à 2020, Frederik VERSTREKEN, passionné et concepteur de techniques révolutionnaires en matière de modélisation 3D et auteur de nombreuses publications dans ce domaine, membredu bureau de la FESSH, prit part active à l’organisation du cours national. Il organisa conjointement avec la société suisse un brillant congrès à Genève. Il développa le cours de chirurgie de la main et du membre supérieur avec exercices pratiques sur pièces anatomiques à Antwerpen. Il présida dans cette métropole un congrès commun avec la société hollandaise en juin 2019. La fin de son mandat coïncida avec la pandémie de Covid 19 et par les premières réunions en « visioconféren-ce » du bureau de la société. La succession sera assurée par Anne LEJEUNE.

Les Présidents du Belgian Hand Group qui se sont succédés furent :

1972-76 : Albert de Coninck 1976-78 : Georges Calberg
1978-80 : Guido Matton
1980-82 : Henri Evrard
1982-84 : Madeleine Lejour
1984-86 : Georges Lejeune
1986-88 : Hervé De Frenne
1988-90 : Pierre Van Wetter
1990-92 : Paul Wylock
1992-94 : Alain Carlier
1994-96 : Louis Kinnen
1996-98 : Jean-Pierre Moermans
1998-00 : Luc De Smet
2000-02 : Frédéric Schuind
2002-04 : Danny Vanden Berghe
2004-06 : Fernand Van Innis
2006-08 : R. Van Damme
2008-10 : Olivier Barbier
2010-12 : Jean Goubau
2012-14 : Jörg Bahm
2014-16 : Nadine Hollevoet
2016-18: Luc Van Overstraeten
2018-20 : Frederik Verstreken
2020-21 : Anne Lejeune

Les Secrétaires généraux furent successivement :

1972-1982 : J.J. Rombouts
1982-1987 : J. Fissette
1987-1988 : F. Schuind
1988-1990 : A. Vanhaesebrouck
1990-1994 : F. Schuind
1994-1996 : L. De Smet
1996-1998 : L. Kinnen
1998-2000 : P. Ledoux
2000-2012 : Y. Baeten
2012-2014 : K. Buedts
2014-2020 : J. Vanhaecke

1985 - ABA – Arthroscopie Belge – Belgische Arthroscopy14

L’ABA (Association belge d’arthroscopie) avait été fondée en 1985. La consultation du site de la SORBCOT nous apprend que l’ABA en tant que Société savante n’existe plus. Mais il subsiste la fondation ABA. La fondation ABA gère des fonds destinés aux assistants désireux de poursuivre une formation ou un travail ayant un rapport avec l’arthroscopie. Les bourses sont offertes à des résidents seniors ou de jeunes orthopédistes ayant un numéro INAMI se terminant par 048 ou 480 ayant les objectifs suivants :

● participation à un workshop d’arthroscopie organisé en Europe (à l’exception de ceux organisés par l’industrie)

● financer partiellement ou totalement un « fellowship » dans un centre d’arthroscopie européen

Les projets ainsi qu’un curriculum vitae, une lettre de motivation et une lettre de recommandation du maître de stage sont à envoyer à Frank HANDELBERG, secrétariat de l’ABA, Erf de Keizer, 35, 1652 Alsemberg.

La Société ABA (Arthroscopie Belge – Belgische arthroscopie) avait été fondée par Staf GEENS en 1985. Son objectif était d’inviter tous les deux ans à un congrès les 200 chirurgiens belges pratiquant l’arthroscopie. Les présidents étaient élus pour deux ans, le congrès couronnant la fin de leur mandat. Il y avait une alternance entre les deux régimes linguistiques. A côté de cette activité de congrès, la société a dès le début voulu contribuer à la formation des jeunes chirurgiens orthopédistes.

En 1989, Louis LOOTVOET a organisé des sessions de formation sous forme de « portes ouvertes » dans les départements les plus expérimentés à raison de quatre activités par an. En 1992, Marc MARTENS a organisé un congrès international d’arthroscopie à Anvers. En 1995, Jacques THIERY a remplacé les sessions de porte ouverte par un cours de base.

Les festivités du 10e anniversaire ont été organisées à Bruges par René VERDONK.

En 1998, c’est Serge WILLEMS de Liège qui présidait la Société. Il a accepté de joindre son association au congrès commun d’Orthopaedica Belgica et de l’AOLF qui s’est tenu à Louvain-la-Neuve. La matinée a été consacrée à l’arthroscopie de la cheville et du poignet et l’après-midi à l’épaule. En ce qui concerne la cheville, les communications de C.N. VANDIJCK d’Amsterdam ont été remarquées. Ph. SAFFAR de l’Institut de la main de Paris a discuté les indications de l’arthroscopie du poignet. L’après-midi, douze communications ont été consacrées à l’arthroscopie de l’épaule, avec la participation de J.P. HUSKIN de Liège, de D. MOLE de Nancy, de Ph. HARDY de Paris et de G. DECLERCQ d’Anvers.

En 2000, Bruno VANDEKERCKHOVE a organisé une réunion à Ostende sur la traumatologie sportive avec la participation de la société hollandaise, la NVA. Jean-Pierre HUSKIN quant à lui a invité l’association française (SFA) d’arthroscopie à Bruxelles en mars 2001 et a organisé son congrès au Château de Colonster à Liège.

Frank HANDELBERG a de nouveau pris contact avec nos collègues des Pays-Bas et a organisé un congrès commun à Amsterdam en mars 2003. Les activités de formation ont ensuite pris un nouvel essor avec des bourses de voyages et des cours avancés organisés à Gand.

L’ABA a organisé son 20e anniversaire, le 22 octobre 2005 avec remise de la présidence à Jean-François LABRIQUE. En 2006, l’ABA a participé au Congrès d’Orthopaedica Belgica à Gand. Jean-François LABRIQUE a organisé son congrès à Lille.

En 2008 Johan VANLAUWE a également adossé son Congrès à celui d’Orthopaedica Belgica à Anvers. L’invité d’honneur fut Meanwhile F. ALMQUIST.

Depuis 2017, c’est la fondation ABA qui organise les cours d’arthroscopie. Jean-François LABRIQUE, en tant qu’ancien président a organisé à l’UCL un cours d’arthroscopie d’épaule sur cadavres dans le laboratoire d’anatomie de Benoît LENGELE : vingt chirurgiens belges et deux chirurgiens hollandais y ont participé.

Luc VAN OVERSTRAETEN a contribué à l’organisation d’un cours d’arthroscopie du membre supérieur (épaule, coude, poignet) destiné à être tenu chaque année pour un groupe rassemblant entre 40 et 48 participants. La quatrième édition s’est d’ailleurs déroulée du 31 janvier au 1 février 2020 dans le laboratoire d’anatomie du site de Woluwé.

1986 - La Belgian Foot and Ankle Society (BFAS)

La Belgian Foot and Ankle Society réunit des membres médecins ayant un intérêt particulier pour le traitement du pied et de la cheville. La plupart des membres sont des chirurgiens orthopédistes. Les activités sont organisées par les membres du Bureau de la BFAS.

La BFAS existe depuis plus de trente ans : sa fondation date du 15 janvier 1966. Sous l’impulsion d’Adhémar DE WULF, la création d’une section belge du Collège international de Podologie fut décidée. Ce collège international avait été fondé peu avant par Ramon VILADOT, Adhémar DE WULF et B. REGNAULD.

Plus tard cette section belge fut transformée en « Société Belge de Médecine et Chirurgie du Pied ». A ce moment cette société n’avait pas encore de statut officiel. C’est sous la présidence de Marc LIBOTTE et sous l’impulsion du Secrétaire, Robert LITT, que les statuts furent publiés au Moniteur le 9 avril 1986. Ainsi depuis 1986 existe officiellement la « Société Belge de médecine et de chirurgie du pied/Belgische Vereniging voor genees-en heelkunde van de voet ». Elle se développe donc comme un sous-groupe dynamique de l’orthopédie.

En 2005, le nom fut changé en « Belgian Foot and Ankle Society (BFAS) ».

Le but de cette association est d’étudier les origines et les causes directes ou indirectes des symptômes et le traitement des affections en lien avec le pied et la cheville. Dans ce but, elle organise des rencontres scientifiques. Chaque année, quatre soirées de « case reports » ou des « consensus meeting » sont organisés pour les membres, en alternance à Leuven, Lier, Bruxelles, Gent et Liège. Ces réunions sont interactives et informelles, de manière à permettre la discussion de cas intéressants et parfois difficiles. Tous les deux ans, un cours sur cadavre est également organisé et porte sur différents sujets : prothèse de la cheville, prothèse métatarso-phalangienne, arthroscopie, greffes de ligament, ostéotomies – La BFAS encourage également la participation à des rencontres scientifiques avec des associations ayant les mêmes objectifs EFAS, AOFAS.  Elle favorise la publication de travaux et d’études prospectives, entretient les contacts avec d’autres groupes de la SORBCOT, assure la représentation de la chirurgie du membre inférieur auprès des instances officielles15.

1990 - La Belgian Orthopaedics and Trauma Association (BOTA)

La Belgian Orthopaedic Trauma Association (BOTA) est le partenaire national par excellence de tous les médecins qui ont un intérêt particulier pour la prise en charge des traumatismes musculo-squelettiques. Cette association a été fondée en été 1990. Les fondateurs étaient René VERDONK (Gand), Peter REYNDERS (Leuven) et Jan VANMELKEBEEK (Anvers). Au cours des années suivantes, l’organisation prit de l’extension sous les présidences successives de Pierre OPDECAM (Bruxelles), William DE GROOTE (Bruges), René VERDONK (Gand), Peter REYNDERS (Leuven-Bruxelles) et Guy PUTZEYS (Courtrai). Olivier CORNU (Louvain-en-Woluwe) fut également président.

L’objectif principal de la BOTA est la promotion de traitements basés sur les preuves (Evidence-Based) des traumatismes orthopédiques. Un congrès national est organisé chaque année, de même que des réunions d’étude de cas, au cours desquelles chacun peut présenter des « case reports » qui sont discutés entre pairs. Ces cas ne manquent pas d’intérêt, y compris pour les assistants en formation. L’impérieuse nécessité de positionner le chirurgien orthopédiste comme un partenaire majeur de la prise en charge des traumatismes a conduit la BOTA à devenir membre institutionnel de l’European Society of Trauma and Emergency (ESTES) en 201616.

1990 - La Belgian Association of Paediatric Orthopaedics (le BAPO)

Le BAPO (Belgian Association of Paediatric Orthopaedics) a été fondé le 20 septembre 1990 comme une société nationale destinée à réunir les orthopédistes ayant un intérêt particulier pour l’orthopédie pédiatrique. Le « website » officiel du BAPO est : < www.bapo.be >

Le premier président en 1990 fut Wladyslaw LOKIETEK. La liste suivante reprend les présidents successifs :

1990 : Wladyslaw LOKIETEK
1997 : Guy FABRY
2000 : Jacques MAGOTTEAUX
2002 : Hugo DE BOECK
2005 : Nanni ALLINGTON
2008 : Pierre MOENS
2011 : Renaud ROSSILLON
2014 : Frank PLASSCHAERT
2017 : Robert ELBAUM
2020 : Michel BELLEMANS

Les buts de l’association sont les suivants :

- encourager la connaissance et la recherche dans le domaine de l’orthopédie pédiatrique

- augmenter les relations humaines et scientifiques entre les chirurgiens de cette sous-spécialité

- promouvoir la formation continue et l’éducation des chirurgiens orthopédistes pédiatriques

- informer ceux qui ont un intérêt dans ce domaine - coordonner les études sur les traitements et les pathologies en orthopédie pédiatrique

Le BAPO a développé des liens étroits avec d’autres sociétés nationales et internationales :

- la POSNA (Paediatric Society of North America)

- l’EPOS (European Paediatric Orthopaedic Society)

- la SOFOP (Société Française d’Orthopédie Pédiatrique)

- la BVOT (Belgische Vereniging voor Orthopedie en Traumatologie)

- la SORBCOT (Société Royale Belge de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique)

- le WKO (Werkgroep Kinderorthopaedie Nederland)

Le BAPO se réunit deux fois par an (printemps et automne). Le BAPO participe habituellement au congrès annuel Orthopaedica Belgica avec une session particulière. Le BAPO a pu organiser le congrès de l’EPOS à deux reprises : 1995 et 2014. Le BAPO a pu organiser le congrès de la société française, la SOFOP en mars 2019 au palais des académies à Bruxelles. En 2020, Le BAPO compte 41 membres (32 hommes et 9 femmes).

Pour devenir membre effectif de la BAPO, plusieurs conditions sont nécessaires :

- être membre de la SORBCOT ou de la BVOT
- avoir une pratique essentiellement dédiée à l’orthopédie pédiatrique
- introduire une lettre de candidature auprès du Secrétaire de la BAPO, avec une description de son activité, de ses travaux scientifiques et de ses titres
- présenter un exposé oral à l’occasion d’une des deux réunions scientifiques de la BAPO, à laquelle le candidat doit assister avant d’introduire sa candidature au titre de membre.

Le bureau de la Société vote sur l’approbation des candidatures lors de sa séance annuelle.

On peut également être « membre affilié ». Cela concerne les chirurgiens orthopédiques généraux ou tout autre médecin ayant un rapport avec l’orthopédie pédiatrique et étant intéressé par ce champ professionnel. Les membres affiliés peuvent participer aux activités scientifiques de l’association.

Colonne vertébrale

Robert GUNZBURG, reconnu spécialiste en chirurgie orthopédique en 1987, a effectué en 1988-89 un « Clinical Fellowship in Spinal Surgery » avec R. D. FRASER, au Royal Adelaide Hospital, Adelaide en Australie. Il a été membre fondateur et trésorier de l’« European Spine Society » (ESS) de 1994, jusqu’à sa dissolution en 1998.

Il a ensuite participé à la fondation de la « Spine Society of Europe » (SSE) dont il a été trésorier et membre du comité de direction. Il a présidé cette société en 2008. Il reste très actif au sein de cette société qui a tenu de nombreuses réunions en Belgique.

Au niveau de la SORBCOT, la commission « Rachis » a été animée par André VINCENT, Jean-Pierre GHOSEZ et ensuite Everard MUNTING. C’est à son initiative que le groupe rachis de la SORBCOT a participé à la constitution de la plateforme des sociétés de médecins s’occupant du rachis, la SSB ou « Spine Society of Belgium ». La SSB regroupe la belgian spine society, la belgian neurosurgical spine society et la royal belgian society of physical medicine and rehabilitation. Ce groupe a pour ambition de réunir les chirurgiens orthopédiques s’occupant du rachis, des neurochirurgiens et des physiothérapeutes. Le but principal de cette société est de créer une structure interdisciplinaire pour favoriser les échanges et le dialogue via, entre autres, les registres internationaux tels que le « spine tango ».

L’idée est aussi de réunir les divers intervenants de façon à parler d’une seule voix aux autorités. Le Secrétaire de la commission Rachis est Serge TROUSSEL et le Secrétaire de la SSB est Bart DEPREITERE.

Le Genou

En 2005, un groupe de chirurgiens, membres de la BVOT, a créé une société belge de chirurgie de genou dont les statuts ont été publiés en annexe au Moniteur Belge le 03/01/2006. Parmi les membres fondateurs, nous retrouvons René VERDONK, Jan VICTOR, Piet DELPORT, Pierre-Paul CASTELEYN et Johan BELLEMANS.

 

3. LES RELATIONS INTERNATIONALES

Dans cette partie de l’ouvrage, nous traiterons de la naissance et du développement des sociétés internationales de chirurgie orthopédique et de traumatologie, en particulier de l’impulsion donnée par les orthopédistes belges et des conséquences de leur création sur l’évolution de la SORBCOT17.

Historiquement, la Société Internationale de Chirurgie Orthopédique et de Traumatologie (SICOT) est la plus ancienne18 : son siège est à Bruxelles et elle est constituée en tant qu’Association internationale à but scientifique de droit belge.

En ce qui concerne l’Europe, une association professionnelle, l’UEMS (Union européenne mono-spécialisée d’Orthopédie) a eu un impact important sur l’organisation de la spécialité19. C’est une branche de l’Union européenne des médecins spécialistes qui est elle-même une émanation et un composant du Groupement des Unions professionnelles Belges des Médecins spécialistes (GBS) dont les statuts ont été publiés au Moniteur Belge du 15 juillet 1954. Sur le plan scientifique, Richard BOUILLET a établi en 1977 une structure informelle qu’il a appelée COCOMAC (Comité de Coordination des sociétés de Chirurgie orthopédique et traumatologique du Marché Commun) qui avait pour action principale d’organiser des journées européennes permettant des échanges entre les jeunes orthopédistes et une réflexion sur leur formation20. Le COCOMAC a été une impulsion vers la création ultérieure de l’EFORT (The European Federation of National Associations of Orthopaedics and Traumatology21) dont les statuts ont été approuvés en 1993.

Pol BLAIMONT, en 198022 a eu l’idée de créer une structure permettant aux chirurgiens orthopédistes de langue française de se rencontrer et de communiquer. C’est ainsi qu’est née l’AOLF (Association des orthopédistes de langue française) dont le premier Congrès s’est tenu à Monaco en 1986. LA SICOT :

Société Internationale de Chirurgie Orthopédique et de Traumatologie

C’est Jean DELCHEF (1882-1962) qui en a été l’initiateur avec 21 membres dont deux belges outre DELCHEF : Adolphe MAFFEI (1872-1945) et Paul LORTHIOIR23,24 (1898-1982). Il y avait trois français : Louis OMBREDANNE (1871-1956), Louis ROCHER (1876-1957) et Étienne SORREL (1882-1965) et des personnalités comme Riccardo GALEAZZI, Vittorio PUTTI et Fred ALBEE. La séance inaugurale s’est tenue à Paris, à l’Hôtel de Crillon le 10 octobre 1929.

Le bureau de la Société, initialement et statutairement belge, est désormais international mais garde son siège à Bruxelles. Actuellement, la SICOT regroupe la plus grande partie des pays du monde. Chaque nation est représentée par un délégué national (un pays = une voix). Les conférences annuelles internationales qui encadraient le congrès triennal sont devenues des congrès annuels à part entière depuis 2001. Les membres de la SICOT sont soit titulaires, soit associés ou correspondants.

La SICOT publie une revue « International Orthopaedics » qui a été créée en 1977. La SICOT a également un bulletin de liaison mensuel, la « SICOT Newsletter ».

Des personnalités belges ont marqué l’histoire de la SICOT. Antoine BAILLEUX a été secrétaire général de 1954 à 1966 après Jean DELCHEF et avant Robert de MARNEFFE25 membre depuis 1957 qui fut secrétaire général de 1966 à 1984. Edouard VANDER ELST26,27,28 fut l’historien officiel de la SICOT. Maurice HINSENKAMP a été secrétaire de rédaction de 1984 à 1993 et Jacques WAGNER fut l’éditeur en chef d’« International Orthopaedics » de 1977 à 198429.

Trois orthopédistes belges ont eu l’honneur de présider la SICOT : Jean DELCHEF de 1954 à 1960, Robert de MARNEFFE de 1984 à 1987 et Maurice HINSENKAMP de 2011 à 2014.

L’histoire de la SICOT a fait l’objet de plusieurs publications30 et en particulier d’un ouvrage relié encore disponible « The SICOT 75th anniversary book »31 édité en 2004-2005.

L’UEMS

L’Union Européenne des Médecins Spécialistes est une association internationale sans but lucratif qui a été fondée le 20 juillet 1958 et dont le siège est établi à Bruxelles. Cette union est la coupole des sections et « boards » mis en place pour chaque spécialité médicale. Elle a acquis un rôle dans l’accréditation de la formation médicale continuée, dans la formation post-graduée et la gestion de la qualité au niveau européen32.

La section mono-spécialisée d’Orthopédie et de Traumatologie de l’UEMS33 (UEMS - Specialist Section of Orthopaedics and Traumatology) devenue EBOT (European Board of Orthopaedics and Traumatology) est donc une branche de l’UEMS34.

Le principal objectif de cette association professionnelle a été la défense de la spécialité dans le contexte européen en développement. Les points d’intérêt ont varié avec les années. Sa première action fut de favoriser l’harmonisation de la formation des spécialistes en orthopédie en Europe avec en particulier la définition du « programme de formation minimal acceptable». Progressivement, à partir de 2001, une section de cette union monospécialisée a développé une certification européenne analogue aux « boards » des Etats-Unis d’Amérique. Cet examen, organisé de façon assez con-fidentielle au début s’est développé grâce à la volonté de plusieurs dont MINEIRO de Lisbonne. C’était un examen non certificatif, un label de qualité sanctionnant la fin de la formation des candidats spécialistes. Ce « board » facultatif au début devrait devenir certificatif en Belgique (voir le chapitre sur l’enseignement).

LE COCOMAC

Le COCOMAC (Comité de Coordination des sociétés de Chirurgie orthopédique et traumatologique du Marché Commun) était une structure informelle qui avait pour action principale d’organiser des journées européennes permettant des échanges entre les jeunes orthopédistes et une réflexion sur leur formation35. Elle avait été voulue par Richard BOUILLET. Les activités du COCOMAC ont fait l’objet de brefs rapports dans les Acta Orthopaedica Belgica.

La première réunion du COCOMAC s’est tenue à Bruxelles en 1978. Le tome 44, fascicule 6, 1978 des Acta publie intégralement le texte de la conférence inaugurale présentée par J.I.P. JAMES d’Edinburgh. Après avoir guidé l’organisation de la deuxième journée européenne du COCOMAC qui s’est tenue à Rome le 24 novembre 1979 et dont les résumés ont été publiés dans le volume 46 des Acta. Richard BOUILLET quitte le bureau de la SOBCOT le 21 novembre 1981 pour y revenir en 1984 comme Vice-président.

L’EFORT

L’European Federation of Orthopaedics and Traumatology (EFORT) est une fédération des sociétés nationales et représente à ce titre chacune des sociétés européennes36. Elle a succédé au Comité de coordination des sociétés de chirurgie orthopédique et traumatologique de la Communauté européenne (COCOMAC).

La SOBCOT et la SOFCOT font partie des membres fondateurs de cette organisation dont le but a été, et est toujours, de promouvoir les échanges scientifiques entre les nations européennes. L’EFORT a été créée en 1992, à l’initiative franco-anglaise de Jacques DUPARC et de Michaël FREEMAN. Parmi les autres membres fondateurs, Paolo GALLINARO et Roger LEMAIRE de Liège ont été très actifs. Le premier congrès a eu lieu à Paris, avec comme premier président de l’EFORT, Jacques DUPARC. Le deuxième congrès s’est tenu à Munich en 1994 sous la présidence de Michael FREEMAN.

Les statuts ont initialement été approuvés à Paris en 1993. Ils ont été revus à plusieurs reprises dont la dernière fois en 201837.

L’évolution de l’EFORT est détaillée dans la partie historique de leur site38. Les objectifs approuvés en 1993 ont été définis comme suit : (1) organiser tous les deux ans un congrès scientifique (2) organiser tous les deux ans un cours en alternance avec le congrès (3) la publication des travaux de ces cours et congrès (4) reprendre à son compte le programme d’échanges entre les jeunes chirurgiens européens initié par le COCOMAC.

Ultérieurement l’EFORT a mis en place avec l’UEMS le « speciality board » responsable de l’har-monisation de la formation et de la certification des candidats spécialistes. Ce board est devenu fonctionnel suite à des accords formels avec l’UEMS et à un travail concerté de ces deux structures.

Le projet initial de l’EFORT était l’organisation d’un rassemblement scientifique tous les 2 ans, associé à des événements réguliers dans la majorité des pays membres de l’EFORT pour accroître les échanges entre chirurgiens européens. Sur cette base, de nombreuses sociétés nationales ont rejoint l’EFORT. La langue de communication a d’abord dû être validée par l’ensemble des pays. A l’unanimité, l’anglais a été choisi. Le siège de l’EFORT a été source de nombreuses discussions et d’échanges entre les membres du bureau exécutif. Finalement, le central office (CO), siège de l’EFORT, a été fixé à Zurich, au sein d’une pépinière d’entreprises. Cette localisation s’est maintenue jusqu’en 2012, puis le siège social et le bureau ont migré à Rolle, proche de Genève, essentiellement pour des raisons économiques. Un des points souvent discutés reste la localisation de l’EFORT en Suisse, en dehors de la Communauté européenne39

Tant sur le plan scientifique, qu’en matière de participation, le congrès biennal a eu des résultats variables en fonction des villes choisies. Plusieurs réunions ont été déficitaires, créant de façon répétée une situation critique quant à la survie financière de l’EFORT. Ce n’est qu’à partir du congrès de Lisbonne en 2005 que les congrès de l’EFORT sont devenus bénéficiaires suite à l’intérêt accru des industriels qui ont développé leur participation. Dès 2008, après le congrès de Florence, le congrès de l’EFORT est devenu annuel et a vu la participation des chirurgiens orthopédistes européens augmenter. En 2012, à Berlin, 8000 participants ont arpenté les travées du congrès, et 6 500 en 2013 à Istamboul. Depuis 2014, le congrès de l’EFORT attire environ 8000 participants chirurgiens, de plus de 90 pays, dont 43 pays européens et 12 pays associés. Le comité de sélection reçoit près de 4500 abstracts pour chaque réunion. L’exposition technique s’étend sur 5.000 m2 et accueille des sociétés du monde entier, non seulement les plus connues venant des États-Unis, mais aussi des sociétés chinoises, japonaises, coréennes et indiennes. Au total, le congrès annuel est devenu un grand succès, dont le chiffre d’affaires ne fait que croitre parallèlement aux dépenses, conduisant à un bénéfice relatif. L’orientation de nombreux spécialistes d’organe vers une société spécifique amène l’EFORT, société généraliste, à revoir le format de son congrès afin d’y rassembler les sociétés spécialisées et de fournir, à côté de ces séances spécialisées, une plateforme générale destinée à la formation des jeunes spécialistes au travers d’une journée de cours et conférences d’enseignement40.

L’EFORT est dirigé par un comité exécutif (ExCom) de neuf membres élus par l’assemblée générale des délégués des sociétés nationales. Chaque société a deux délégués, quel que soit le nombre de chirurgiens orthopédistes du pays.

Pour assurer son audience mondiale, l’EFORT s’est dotée d’une « task force » de publication et de diffusion de ses travaux très active en collaboration avec l’éditeur Springer. L’EFORT a également développé fin 2016 son journal officiel en partenariat avec la British Editorial Society of Bone and Joint Surgery (BESBJS). Le journal publie, depuis 2017, des articles pédagogiques de haute qualité sur tous les aspects de l’orthopédie et de la traumatologie, à raison de quatre parutions par an. Ils sont indexés dans PUBMED.

L’AOLF

Pol BLAIMONT, en 1980, a eu l’idée de créer une structure qui permette aux chirurgiens orthopédistes pratiquant la langue française de se connaître et d’échanger leurs connaissances et travaux41. Cette idée a été approuvée en décembre 1983 lors d’une réunion à laquelle participaient F. FAIREN, D. GOUTALLIER, M. KASSAB, I. PONYE, A. VILADOT et des représentants du bureau de la SOBCOT (P. BLAIMONT, R. THYS, J.J. ROMBOUTS). L’AOLF est née officiellement en 1985.

La structure choisie est une fédération de sociétés d’orthopédie de pays totalement ou partiellement francophones, de groupes d’au moins dix orthopédistes francophones affiliés à une société nationale d’orthopédie non francophone et d’orthopédistes francophones individuels qui n’ont pas la possibilité de s’affilier à une société nationale d’orthopédie.

Les organes de l’association sont un conseil exécutif (qui élit les membres du bureau), un bureau qui dirige l’association (et notamment propose au conseil exécutif les candidatures pour les lieux et le président du prochain congrès et participe à son organisation scientifique) et un contrôleur.

Le conseil exécutif est constitué par des conseillers. Le bureau est constitué par les présidents (ancien, actuel et futur), deux secrétaires, un trésorier et quatre membres issus de sociétés d’orthopédie représentant les quatre continents. Les présidents ont été algérien (M. NOUAR), belges (P. BLAIMONT, Ph. GILLET), français (I. KEMPF, D. GOUTALLIER, J.-F. DUPUIS), italien (P. BONACINA), libanais (F. DAGHER), québécois (G. PARADIS), roumain (S. CRISTEA), suisse (J.-M. MEYER), tunisiens (M. ZLITNI, M. BEN GHACHEM, Abderrazek ABID42) et sénégalais (S.I. SEYE).

Les congrès ont lieu actuellement tous les 2 ans. Le premier s’est tenu à Monaco en 1986 sous la présidence d’Ivan KEMPF et la haute autorité du Président L. SEDAR SENGHOR. En 1998, le congrès s’est tenu à Louvain-la-Neuve sous la présidence de M. ZLITNI, il a été couplé avec le congrès de la fédération Orthopaedica Belgica présidée par Jean-Jacques ROMBOUTS. Les autres congrès ont été organisés en Espagne, en France, au Liban, au Maroc, au Québec, en Roumanie, en Russie, au Sénégal, en Suisse et en Tunisie. Le congrès de l’AOLF est un congrès d’orthopédie générale où sont souvent exposées des pathologies que beaucoup ont oubliées ou ne connaissent pas. L’AOLF octroie des bourses pour faciliter la venue des jeunes.

Un historique détaillé de l’AOLF est publié sur le site http://aolf2020tunisie.com/historiques-de-laolf/.

En 2021, le Canada aurait annoncé avoir l’intention de quitter l’AOLF.

AO International43,44

La fondation AO trouve ses origines dans un groupe d’étude suisse, l’Association pour l’étude de l’Ostéosynthèse « Arbeitsgemeinschaft fur Osteosynthesefrag » en allemand, « Association for the Study of Internal Fixation en anglais » ASIF ou usuellement pour les francophones AO. Elle fut fondée en Suisse en 195845.

Les fondateurs, Martin ALLGÖWER, Hans Robert WILLENEGER, Maurice MÜLLER, Walter BANDI, Robert SCHNEIDER se sont réunis en 1959 et ont organisé un premier cours d’ostéosynthèse à Davos en 1960. L’organisation de ce cours à Davos et ensuite, progressivement dans tous les pays du monde a été et reste un objectif principal de l’AO. Les techniques opératoires ont été publiées dans le Manuel AO en 1969 chez Springer. Ce manuel est mis à jour régulièrement.

Ce groupe de chirurgiens a fait appel à la collaboration de Robert MATHYS pour la manufacture des implants et instruments. Le petit atelier familial a pris de ce fait un développement considérable entre 1963 et 1969 et est devenu une entreprise internationale.

L’AO a entretemps développé un centre de documentation sur le traitement des fractures, des manuels et une recherche fondamentale sur la guérison des fractures. L’AO dispose d’un important laboratoire de recherche à Davos qui a longtemps été dirigé par Stephan PERREN et a publié dès 1969 des travaux importants sur le traitement des fractures46,47,48.

La liaison de l’AO à la firme produisant le matériel d’ostéosynthèse « Synthes S.A. » signé le 21 novembre 1963 a évolué et l’AO est devenue une fondation en décembre 1984. Ce changement a été fait dans le but de permettre à l’association de développer ses fondamentaux, la recherche et l’enseignement, sans conflit d’intérêt manifeste.

L’association a été un des moteurs de la création et du développement de la revue « Injury »49 (International Journal of the Care of the Injured) dont l’éditeur en chef est P. V. GIANNOUDIS. La revue « Injury » a été fondée en 1969. Elle concerne tous les aspects du traitement des traumatismes et de la chirurgie des accidentés. Elle est devenue le journal officiel de nombreuses associations scientifiques nationales et internationales dans le domaine de la traumatologie et de la régénération des tissus.

L’AO international a établi des « chapitres » dans les différents pays. Pendant de nombreuses années, le chapitre belge est resté distant de la SOBCOT. Pendant les premières années (1960-1969), la doctrine de l’AO prônait des techniques standardisées qui n’avaient pas toujours été évaluées sur le plan scientifique. Les choses ont évolué et à partir de 1985 environ, les techniques de traitement des fractures ont été évaluées, l’AO s’est affranchi de son partenaire commercial et est devenu ouvert aux idées novatrices.

Le chapitre belge a longtemps été assez confidentiel. Il a été animé entre autres personnes par MAINIL-VARLET.

A la fin des années 1990, Peter REYNDERS-FREDERIX, alors Professeur à la KUL et Jean-Jacques ROMBOUTS de l’UCL ont organisé les premiers cours AO à Ovifat dans les Fagnes. Ces cours se poursuivent actuellement. Ils restent supportés par l’industrie qui distribue les implants développés par l’AO. Ils sont destinés aux assistants en formation. Ils comprennent, sur le modèle de Davos des exposés théoriques, des vidéos de démonstration technique et surtout des exercices avec du matériel d’ostéosynthèse sur des modèles osseux en plastique d’os fracturés. De nombreux cours destinés aussi bien aux novices qu’aux experts sont organisés chaque année dans le monde et rencontrent un franc succès.

Tout récemment, Jan DAUWE de « l’AO Research Institute de Davos » a rendu un hommage mérité à Robert DANIS qui a inspiré Maurice MÜLLER au début des années 195050.

Références

1 Hospital Technology series. 1991 ; 10 : 27.

2 LEMAIRE R. Réflexions sur l’état actuel de la traumatologie de l’appareil locomoteur en Belgique. Acta Orthop Belg. 1998 ; 64 : suppl II 38-41.

 3 WYLOCK P, LEJEUNE A, VAN INNIS F, CARLIER A, BAETEN Y, GOUBAU J, BARBIER O. Hand Surgery in Belgium. www.belgianhandgroup.be. Consulté en novembre 2013.

4 VAN OVERSTRAETEN L. Communication personnelle – juin 2020.

5 Belgian Hand Group. History. https://belgianhandgroup.be/history/. Consulté en juillet 2019. 

6 https://www.md.ucl.ac.be/histoire/liste.htm

7 In memoriam Albert de CONINCK par A.de SCOVILLE, Bull Ac Med Belg. 1994, 149, 265.

8 HONORE D, LEJEUNE G. HANQUET M, LEMAIRE R, GODON JP, CHANTRAINE A. Un cas de réimplantation pour section traumatique totale d’un membre supérieur gauche. Rev Med Liège 1972 ; 27 : 725-727.

9 MONBALLIU B, DEPOORTER M. Réimplantation de doigts sectionnés. Acta Chir Belg. 1976 ; 75 : 505-518.

 10 ROMBOUTS JJ, DE FAYS J, BINS ELY J, DE CONINCK A, VINCENT A, PONLOT R, WERY PE, ARENA V, DE NAYER F, VAN ROEY Ph, VANDEVELDE JM. Réimplantation du membre supérieur après amputation traumatique complète au niveau proximal. A propos de deux cas. Acta Orthop Belg. 1981 ; 47 : 822-833.

 11 SCHUIND F, VAN HOLDER C, MOURAUX D, ROBERT C, MEYER A, SALVIA P, VERMEYLEN N, ABRAMOWICZ D. The first Belgian hand transplantation – 37 month term result. J. of Hand Surg. 2006 ; 31-B : 371-376.

 12 The Academy of Medical Sciences (UK). Professor Duncan McGrouther. https://acmedsci.ac.uk/fellows/fellows-directory/ordinary-fellows/professor-duncan-mcgrouther. Consulté en juillet 2019.

13 COESSENS B, DESMET L, MOERMANS JP, KINNEN L, VAN WETTER P. Comparaison entre trapézectomie et implant en silicone dans le traitement de la rhizarthrose. Acta Ortho Belg. 1991 ;  57 : 260-265. – DE SMET L, KINNEN L, MOERMANS JP, CEUTERICK P, VAN WETTER P. Fingertip amputations: distal or advancement flaps. Acta Orthop Belg. 1989 ; 55 :177-182. – DE SMET L, VAN WETTER P. Synovial chondromatosis of the distal radio-ulnar joint. Acta Orthop Belg. 1987 ; 53 : 106-108. – VAN WETTER P. Diagnostic de la rupture du ligament collatéral ulnaire de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce. Présentation d’un test clinique et radiologique simple. Ann Chir Main 1986; 5 : 135.

–VAN WETTER P. [Adjustment of the corrective apparatus in digital stiffness and blocking (author’s transl)]. Ann Chir. 1976 ; 30 : 927-30. – VAN WETTER P. La mobilité du pouce et ses limitations. Ann. Chir. 1974; 28(10): 851-3.  – VAN WETTER P. L’instabilité métacarpo-phalangienne du pouce dans la paralysie du nerf médian. Ann Chir. 1974; 28 : 289-95.

–VAN WETTER P. Fractures et luxations de la main. Conclusions générales. Acta Orthop Belg. 1973 ; 39 : 1129-1132.

–VAN WETTER P. Biométrie et physiologie du pouce. Acta Orthop Belg. 1971 ; 37 : 403-443.

14 http://sorbcot.be/index.php/actualites/188-bourses-de-perfectionnement-en-arthroscopie-de-

15 Belgian Foot And Ankle Society (BFAS). https://www.podologieweb.b.e/fr/node/108. Consulté en juillet 2019.  16 BOTA. What is BOTA ? http://www.botatrauma.be/?q=10. Consulté en juillet 2019.

17 Le chapitre 19 du vol. 2 du livre d’histoire de la Société française (SOFCOT) traite des relations avec les sociétés internationales. Il a été utilisé comme ressource principale pour compléter les informations.

 18 https://www.sicot.org - consulté en avril 2021.

 19 https://www.uems.eu/ - consulté en avril 2021.

 20 Acta Orthop Belg 1978 ; 44 : 745-752.

 21 https://www.efort.org - consulté en avril 2021.

 22 http://aolf2020tunisie.com/historiques-de-laolf/ - consulté en avril 2021.

 23 Paul LORTHIOIR, âgé de 31 ans remplaçait son père Jules (1864-1931) empêché pour raison de santé. VAN HEE R, MENDEZ DA COSTA P. op.cit. 2018 : 234.

 24 de MARNEFFE R. In memoriam Paul LORTHIOIR. Acta Orthop Belg. 1983 ; 49 : 35-39.

25 http://www.armb.be/index.php?id=2278 – Eloge académique de R. DE MARNEFFE par G. PRIMO.

 26 VANDER ELST E. 50 Years of Achievement Paris October 10th, 1929 – Kyoto October 15-20th 1978. Supplement to SICOT 14th Congress KYOTO, Springer international, 1979.

 27 VANDER ELST E. Philipp ERLACHER (1887-1980). Int Orthop. 1980 ; 4 : 235-236.

 28 VANDER ELST E. Paul LORTHIOIR (1898-1982). Int Orthop. 1983 ; 7 : 145-147.

 29 SCARLAT MM, HINSENKAMP M, QUAILE A, PECINA M. International Orthopaedics is 40 years old! Int Orthop. 2016 ; 40 : 1563-1569. doi: 10.1007/s00264-016-3250-z. 

 30 SORBIE Ch. The known history of SICOT. http://www.sicot.org/history#Founders. Consulté en juillet 2019.

 31 http://www.sicot.org/

 32 https://www.uems.eu/

 33 https://uems-ortho.org/

 34 https://www.uems.eu/about-us/presentation

35 https://uia.org/s/or/en/1100053663. Index des organisations internationales annonce la fondation en 1977.

 36 Texte rédigé d’après l’article de T. BEGUE aux pages 147-149 du Chapitre 19 du Livre « La Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique » Vol. 2, 1998-2014.

 37 https://www.efort.org/about-us/statutes/

 38 https://www.efort.org/about-us/history/

39 BEGUE T. op. cit.

 40 BEGUE T. op. cit.

 41 Texte rédigé sur base des recueils administratifs de la SOBCOT et d’après l’article de D. GOUTALLIER aux pages 149-150 du Chapitre 19 du Livre « La Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique » Vol 2 1998-2014 avec consultation du site http://aolf2020tunisie.com/historiques-de-laolf/

42 www.sorbcot.be - consulté en avril 2021.

 43 https://www.aofoundation.org

 44 HEIM UFA. The AO Phenomenon. Foundation and early years of the Association for the study of internal fixation (ASIF) 1 vol. de 248 pages publié chez Hans HUBER à BERN en 2001.

 45 AO Foundation History in https://www.aofoundation.org and HEIM op.cit.

46 PERREN SM, HUGGLER A, RUSSENBERGER M, ALLGöWER M, MATHYS R, SCHENK R, WILLENEGGER H, MÜLLER ME. The reaction of cortical bone to compression. Acta Orthop Scand Suppl. 1969 ; 125 : 19-29.

 47 PERREN SM, RUSSEBBERGER M, STEINEMANN S, MüLLER ME, ALLGöWER M. A dynamic compression plate.  Acta Orthop Scand Suppl. 1969 ; 125 : 31-41.

 48 ALLGöWER M, EHRSAM R, GANZ R, MATTER P, PERREN SM. Clinical experience with a new compression plate “DCP”. Acta Orthop Scand Suppl. 1969 ; 125 : 45-61.

 49 https://www.journals.elsevier.com/injury

 50 DAUWE J, NIJS S, GUEORGUIEV B, GEOFF RICHARDS R. Robert Danis, an inspiration for Maurice Müller and origins of the AO Foundation. Acta Orthop Belg. 2020 ; 86 : 577-579.

 

Agenda National

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Agenda international

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